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Divorcer sans en faire un traumatisme pour les enfants

Si le divorce est un traumatisme pour le couple, que dire de la façon dont il est vécu par les enfants ? Plus encore que le spectacle du déchirement qu’ils observent, impuissants, c’est l’incertitude quant à la suite des évènements qui peut générer un choc psychologique parfois violent. Et, qu’on se le dise, le choc en question n’est pas proportionnel à la violence de la séparation. Dès lors, comment faire pour atténuer ce traumatisme inhérent à la fin d’un modèle familial qui semblait pourtant immuable du point de vue de l’enfant ?

Centrer son attention sur l’enfant

Le fait est que lors d’un divorce, les adultes ont, inconsciemment, une forte tendance à focaliser leur attention sur le conflit en cours. Pendant ce temps, les enfants vivent la rupture à leur façon, demandant justement cette fameuse attention. La première chose à laquelle penser est donc de faire en sorte de répondre à cette demande, de ne pas invisibiliser la tristesse de l’enfant ; mieux, de lui offrit un refuge à la fois physique et émotionnel.

Bien sûr, l’idée de la plupart des parents est d’essayer de lisser la séparation, de la programmer discrètement, rapidement, simplement. Et force est de constater que certaines procédures, comme le divorce par consentement mutuel, peuvent grandement aider à éviter un conflit complexe, long et pesant. Malgré tout, camoufler les choses peut nourrir les fantasmes des enfants, qui comprennent encore moins pourquoi leurs parents se séparent et peuvent même imaginer qu’ils en sont la raison…

Quelques conseils pratiques pour atténuer le choc psychologique

En premier lieu, il convient de s’intéresser sincèrement aux ressentis de l’enfant, d’être curieux des émotions qui le traversent, en étant pleinement présent dans l’échange et en posant des questions simples et franches.

D’autre part, il ne faut pas hésiter à répondre à leurs interrogations, même sil elles semblent entraîner des réponses complexes. Engager le dialogue, poser calmement les choses, sans chercher à éluder les sujets chauds mais en tâchant de rester neutre autant que possible. L’enfant ne doit pas être l’enjeu d’un conflit. Il est une victime collatérale de la séparation et doit être considéré à part entière.

Selon l’âge de l’enfant, la mise en place de certaines activités peut également aider l’enfant à mieux exprimer ses émotions, sa tristesse, sa colère ou son incompréhension. De la même façon, le contact physique peut permettre de libérer des sentiments en cours d’enfouissement. Et n’oublions jamais que, si la joie se partage, la tristesse aussi.

Enfin, le recours à un thérapeute peut s’avérer nécessaire. On ne parle pas forcément d’une analyse au long cours mais quelques séances auprès d’un ou d’une professionnelle de la psychothérapie, seul ou accompagné selon les demandes de l’enfant et selon ses besoins, peuvent être bénéfique. Le plus grand risque pour l’enfant étant que le divorce de ses parents reste un traumatisme ancré très profondément susceptible de perturber, des années plus tard, ses relations amoureuses et sa vie d’adulte dans son ensemble.

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